Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Sur Le Net...

Dimanche 27 mai 2007
Compil' d'infos glanées sur le net !

 



Au pays de Magritte


Tania Dervaux, du parti belge Nee est candidate au sénat. Elle apparaît nue sur les affiches électorales. Elle propose des fellations à ceux qui voteront pour elle. Le NEE («non» en flamand) est un mouvement protestataire qui se présente aux élections du mois de juin 2007 en Belgique. Son but est de donner une option de vote à tous ceux qui ne se reconnaissent pas ou plus dans les partis traditionnels.

Il s'était déjà fait connaître il y a quelque temps en promettant de créer 400.000 nouveaux emplois, sa cheffe posant pour l'occasion nue sur une affiche. Un chiffre totalement impossible à atteindre, qui se voulait une réponse aux «irréalistes» promesses des autres partis.


Elle est décidément plus moderne qu'en Italie. A Palerme, lors des dernières élections municipales, en échange des voix on a offert aux électeurs potentiels des paquets de pâtes, téléphones portables, coupons essence et lettres d'embauche. Le tout pour une valeur estimée à 5 millions d'euros.





Attention !


Bien que vous soyez avisées, il vaut mieux être informées. Ce n'est pas une blague. Ça s'est produit sur un parking de AUCHAN.

Mon amie a été approchée hier après-midi dans le stationnement du centre commercial par deux hommes, lui demandant quel parfum elle portait. Après ça, ils lui ont demandé si elle aimerait sentir un échantillon d'une nouvelle fragrance qu'ils seraient prêt à lui vendre à un prix très raisonnable.

Elle aurait probablement essayé si elle n'avait pas reçu un e-mail il y a quelques semaines, l'avertissant du complot "Essayez notre nouvelle fragrance".


Les hommes ont continué à se tenir entre les voitures stationnées, probablement en attente d'une autre victime.

Mon amie a arrêté une autre femme qui s'en allait dans leur direction, les a pointés du doigt, et lui a dit comment elle avait reçu un e-mail au boulot l'avertissant que si quelqu'un se présentait à vous dans un centre d'achat ou un stationnement, en vous demandant de sentir un parfum qu 'ils ne vendent pas cher.


Ceci n'est pas un parfum, c'est de l'Ether !


Lorsque vous le sentez, vous perdez connaissance et ils prendront tout ce qu'ils veulent: votre sac à main, votre argent, vos paquets, et qui sait quoi d'autre.


Si elle ne s'était pas souciée de cet email, elle aurait probablement senti le ''parfum".



SVP, passez ce message à toutes vos connaissances, familles et amies, et soyez alertes et averties !





Le modèle suédois : une idée violente



« Pendant qu’on se félicite de la criminalisation de l’achat de services sexuels, le comité exprime son soucis que cela ait pu augmenter l’incidence de la prostitution clandestine, ce qui rendrait les prostituées plus vulnérables. Il exprime également le souci que la Suède soit devenu un pays de destination de femmes trafiquées. Le comité encourage le gouvernement suédois d’évaluer les effets de l’actuelle politique de criminalisation de l’achat de services sexuels, en particulier en vue de combler le manque de données sur la prostitution clandestine qui pourrait avoir des effets fortuits sur le trafic des femmes et des filles ».



Rapport du Comité sur l’élimination des discriminations contre les femmes, Nations Unis, 2001.

Le rapport précise un nombre important de questions :


  • Un complet manque de données sur la prostitution

  • Le besoin d’évaluation

  • Une situation plus vulnérable pour les travailleuSEs du sexe

  • Des effets fortuits de la législation sur le trafic des femmes et des enfants



Le manque de données n’a jamais été vu comme un problème en Suède car la législation est basée sur la supposition que toute prostitution est contrainte quelque soit sa forme, et que touTEs les travailleuSEs du sexe sont automatiquement vuEs comme des victimes et donc que tous leurs clients sont des criminels. Le crime dans ce cas est « une violence contre les femmes » (les travailleurs du sexe hommes et trans’ ne sont jamais pris en compte).


Pour les mêmes raisons il n’y a jamais eu d’évaluation faite. La ministre suédoise de l’égalité au moment du rapport, Mona Sahlin, écrivait dans un article qu’il n’y aurait pas d’évaluation de la loi car cela serait la même chose que d’évaluer les lois sur le viol ou l’abus d’enfants.


Le peu de recherches qui ont été faites depuis que la législation est passée en 1999 ont été basées sur des expériences de la part de la police ou de travailleurs sociaux, et se concentrant le plus souvent sur la prostitution de rue féminine.


Il y avait très peu de données sur la prostitution avant 1999 donc il est presque impossible d’évaluer les effets de la législation en chiffres, et comme l’opinion des travailleuSEs du sexe n’a jamais été une part du débat (nous sommes simplement vues comme des victimes sans réelle conscience de notre propre situation) nos expériences personnelles n’ont jamais été une part d’aucune recherche officielle, à une exception.


Le groupe des travailleuSEs du sexe qui a été le plus négativement affecté par la loi est celui des travailleuSEs du sexe de rue. Les « bons » clients ont peur d’être arrêtés, forçant les femmes à vendre des services sexuels à des clients potentiellement plus dangereux qu’elles auraient auparavant refusé. Les femmes sont aussi plus souvent forcées d’accepter des rapports sexuels non protégés en raison du manque de clients.


La loi a simplement transformé les rues en un marché favorable pour les « mauvais » clients car les travailleuSEs du sexe ne peuvent plus se permettre de les refuser. Un autre résultat est qu’on ne prend presque plus le temps de la négociation sur les prix et les services avant d’entrer dans la voiture, car les clients ont peur d’être arrêtés.


Maintenant il faut négocier dans la voiture ce qui rend les conditions de travail plus difficiles et dangereuses. Les travailleuSEs du sexe qui travaillent en intérieur décrivent elles souvent le sentiment d’une même plus grande isolation et stigmatisation, aussi bien que les clients inquiets et stressés, tout cela mène à un environnement de travail des plus stressants.


Même si le risque de situations dangereuses est plus grand pour les travailleuSEs de rue, la situation pour touTEs les travailleuSEs du sexe est devenue plus vulnérable, physiquement, mentalement et socialement.


Comme toute prostitution est considérée comme contrainte en Suède,

toutes les travailleuSEs du sexe migrantes sont des victimes de trafic. En conséquence, on doit considérer qu’il y a un risque que les ressources sont dépensées à essayer de « sauver » des travailleuSEs du sexe qui n’ont ni besoin ni envie d’être sauvéEs.


Il est difficile de dire qui est en fait victime quand la loi établit que tout le monde dans la prostitution est victime. Ceci est probablement aussi un facteur qui a besoin d’être pris en considération à la vue du faible chiffre des victimes de trafic en Suède.


D’un point de vue personnel je dois me demander : Comment est ce possible pour le gouvernement suédois de considérer sa législation comme un tel succès ? Ils ont créé une loi criminelle dans le but de combattre ce qui est considéré comme un problème social, mais sans donner davantage de ressources au travail social.


Le nombre de prostituées n’a pas diminué comme tout un chacun peut le dire, pas plus que le nombre des clients, mais le message moral de la loi est considéré en soi comme suffisant. Il y a peu de temps un juge a été arrêté pour avoir acheté de services sexuels.


Au même moment une étudiante de l’école de police a été exposée dans les médias comme prostituée. Le juge a été condamné mais n’a pas perdu son travail car le crime est considéré comme mineur (punissable d’amende ou jusqu’à 6 mois de prison), tandis que l’étudiante a été suspendue de son école. Pas une fois l’injustice à l’égard de l’étudiante n’a fait le sujet d’un débat public. Elle a été traitée en criminelle tout comme le juge.


La stigmatisation des travailleuSES du sexe est pire que jamais et de mon point de vue la législation n’a rien fait pour empêcher les violences contre les femmes, je dirais même que la loi a facilité la violence contre touTEs les travailleuSEs du sexe, femmes, hommes et transgenres.



Pye Jakobson travailleuse du sexe suédoise. 

- Par FéminitudeS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Recherche

Archives

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus